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  • 92e congrès de l’Acfas 2025

Les écueils de la retraite à points

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Écrit par Nadia Antonin
Catégorie parente: Chronique
Catégorie : Nadia Antonin
Publication : 29 octobre 2025
Affichages : 479

Dans une chronique intitulée « Une alternative au système de retraite à points : l’amélioration du monde du travail » (Nadia Antonin, décembre 2019), nous avions démontré que les systèmes de retraite à points ou à compte notionnel proposés par le Président Emmanuel Macron risquaient de conduire, à la lumière des exemples étrangers, à un appauvrissement des retraités, en particulier pour les personnes ayant des trajectoires de carrières ascendantes. Pour ces derniers, la réforme est particulièrement injuste et ne permet pas de parler d'une réforme juste et équitable. Certains économistes qualifient ce régime « d’arnaque », qui va aboutir à un appauvrissement des retraités et à un nivellement par le bas.

Ce premier projet de réforme par points, qui visait à remettre le système de retraite à plat en créant un système universel par points, a été engagé en 2019 et définitivement abandonné en 2020 à la suite de la forte mobilisation et en raison de la pandémie de la Covid-19.

Face au risque d’embrasement du climat social, le gouvernement Lecornu, a mis en pause le relèvement de l’âge légal à 64 ans, mais n’a pas renoncé à revoir le système en profondeur. Parmi les pistes sur la table : un régime universel à points.

Comment fonctionne un tel régime et quels en sont les inconvénients ?

Lire la suite : Les écueils de la retraite à points

Quels sont les risques liés au bull run sur le marché des crypto-actifs ?

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Écrit par Nadia Antonin
Catégorie parente: Chronique
Catégorie : Nadia Antonin
Publication : 21 septembre 2025
Affichages : 832

La Réserve fédérale américaine (Fed) a abaissé le 17 septembre 2025, ses taux d’intérêt pour la première fois de l’année, sous la pression de Donald Trump et face aux craintes sur la solidité du marché du travail ainsi que la perspective d’un ralentissement de l’économie. La diminution, limitée à un quart de point de pourcentage, place les taux directeurs entre 4 % et 4,25 %. Seul Stephen Miran, récemment nommé par Donald Trump, était partisan d’une baisse plus marquée.

La conséquence directe de cette décision est le repli du dollar. Par ce biais, les États-Unis veulent relancer leur économie en rendant l’argent moins cher.

Une autre conséquence de de la baisse des taux directeurs par la Fed est la relance du marché des crypto-actifs. Ces derniers devraient profiter d’une baisse des taux, mais le risque de correction augmente d’autant. D’aucuns parlent d’un effet de bulle potentiel.

Alors que certains investisseurs évoquent le retour d’un bull run, d’autres, plus sceptiques, pensent que même une baisse des taux ne suffira pas à soutenir durablement le bitcoin si l’économie américaine montre des signes de fragilité et que l’inflation persiste. Ils invoquent plutôt un bull trap.

Après avoir défini les concepts de bull run et de bull trap, nous examinerons les risques associés au bull run.

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Suggestion d’une nouvelle vision de théorie économique

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Écrit par Bernard Biedermann
Catégorie parente: Chronique
Catégorie : Bernard Biedermann
Publication : 16 septembre 2025
Affichages : 513

Cet article suggère une autre vision de l’analyse économique qui tienne compte des comportements actuels des entreprises pour ce qui concerne les prix et les productions.

La plupart des entreprises déterminent les prix de vente de leurs produits et services et leurs niveaux de production dans le cadre d’une stratégie marketing. Ce n’est plus la logique de la loi de l’offre et de la demande qui déterminent les niveaux des prix et des ventes. Il faut néanmoins nuancer : les marchés de l’alimentaire de base, celui de la bourse, celui des matières premières au niveau international, celui des femmes de ménages, une partie des marchés dans la grande distribution, et bien d’autres fonctionnent toujours d’une manière comparable à la loi de l’offre et de la demande et intègrent les hypothèses d’atomicité, de perfection de l’information, de concurrence logique, d’entrées rapides sur les marchés, comme dans les théories néo-classiques. La loi de l’offre et la demande n’a pas complètement disparu, car dans les réflexions qui précèdent les prises de décision concernant les déterminations des prix et des quantités à produire, les responsables s’en inspirent pour construire leur stratégie de marketing ; La logique de l’offre et la demande fonctionne, plus ou moins bien, dans la tête des décideurs et non plus dans un marché théorique. Ces stratégies de marketing concernent les produits et services à composants industriels conçus avec des caractéristiques, des avantages, des atouts, bien plus nombreux et complexes que ceux des fruits et légumes vendus dans des marchés internationaux, qu’il s’agisse des voitures, des réveils matin, des prestations de services dans l’informatique et les télécom, c’est-à-dire d’une grande part des produits et services qui composent le PIB.

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Pourquoi s’acharner sur les retraités au lieu de mettre au travail les assistés ?

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Écrit par Nadia Antonin
Catégorie parente: Chronique
Catégorie : Nadia Antonin
Publication : 1 septembre 2025
Affichages : 958

À la fin du premier trimestre 2025, la dette publique française s’établit à 3 345,8 milliards d’euros, soit 114 % du PIB.

Pour lutter contre cet aggravation du déficit public, le Premier ministre François Bayrou a détaillé le 15 juillet un plan qui prévoit entre autres le gel des retraites et la suppression de l’abattement de 10 % sur les pensions. Les travailleurs et les retraités vont faire les frais d’une mauvaise gestion des finances publiques. Déjà en 2018, sous l’effet conjugué de la non-revalorisation des pensions de base, de la sous-indexation de la retraite complémentaire et de la hausse de la CSG, le niveau de vie des retraités avait fortement reculé. Concernant la CSG, rappelons qu’au 1er janvier 2018 plus de 60 % des retraités avaient subi une augmentation de 1,7 point de la CSG en application du programme du Président de la République Emmanuel Macron.

Lors d’une intervention du 27 août 2025, François Bayrou rend les « boomers » nés entre 1946 et 1964 responsables de la dette. Il déclare : « Les premiers bénéficiaires du chaos sont les boomers, en pointant « leur confort ». Cette stigmatisation d’une catégorie de la population est irrecevable, honteuse et délétère. Au lieu d’incriminer les véritables responsables de la dette publique française, on accuse les retraités, une cible facile pour en faire des bouc émissaires. Pour contrer cette fausse accusation, d’aucuns associent la responsabilité du dérapage de la dette à une certaine idéologie politique.

La retraite rétribue des droits acquis par le travail. Pour ceux qui ont travaillé au cours de leur existence, il ne s’agit pas d’une aide sociale mais d’un droit direct acquis en contrepartie des cotisations versées et des validations de trimestre acquis.

Pourquoi un tel acharnement à l’encontre des retraités qui conduit à une « guerre générationnelle » 

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