De l’open banking à l’open finance
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- Écrit par Nadia Antonin
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L'industrie bancaire a considérablement changé ces dernières années avec l'apparition de nouveaux entrants et l'accélération de la numérisation des processus. Elle se trouve confrontée à de nouvelles formes de concurrence alimentées par l'abaissement technologique des barrières à l'entrée et des changements réglementaires plus favorables à de nouveaux acteurs, notamment dans les services de paiement et dans l’exploitation des données. Parmi les textes réglementaires qui ont favorisé cette évolution, il faut retenir en particulier les directives sur les services de paiement : DSP1, puis DSP2 et DSP3.
Ces directives se sont fixées comme objectif de créer un véritable marché des services de paiement favorisant la concurrence et l'innovation, d'où la nécessité pour les banques traditionnelles d'adapter leur stratégie en conséquence. D’ailleurs, certaines n'ont pas attendu et les innovations dans le secteur bancaire se sont multipliées. Elles ont investi dans les Fintechs et développé le modèle de l’open banking qui consiste à partager les données des clients entre banques et tiers, permettant ainsi aux clients de gérer leurs différents comptes ouverts auprès de prestataires multiples au sein d'une seule et même application et de comparer les offres.
La pression à l’ouverture des données par les banques s’étend aujourd’hui à l’assurance ou à l’épargne : ainsi, après l’open banking (système bancaire ouvert), nous parlons désormais d’open finance (système financier ouvert ).
NB : Les équivalents français d’open banking et d’open finance, qui sont proposés dans cet article ne sont pas des recommandations officielles publiées au Journal officiel et disponibles sur le site internet FranceTerme de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF).
Où passe l’argent de nos impôts ?
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- Écrit par Nadia Antonin
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Le 25 avril 2023, le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, lançait une campagne intitulée « En avoir pour mes impôts » afin d’améliorer le consentement à l’impôt auprès des contribuables et de convaincre ces derniers de la bonne utilisation des deniers publics.
En juin 2024, sur le site de déclaration des impôts en ligne, le Gouvernement mettait à la disposition des citoyens - qui paient des impôts -, un communiqué pour expliquer à « quoi servent nos impôts ». Cette campagne de sensibilisation avait pour objectif d’essayer de répondre à la question que se posent régulièrement les Français : où va l’argent de nos impôts ? Ce besoin de savoir est d’autant plus légitime que nous assistons au délitement « des missions régaliennes de l’État qui couvrent entre autres l’ordre public et la sécurité, l’éducation et la santé.
Dans un premier temps, après avoir rappelé le poids des impôts en France, nous démontrerons que la relation entre la pression fiscale et les services publics que l’on peut attendre en contrepartie est rompue. Puis, dans un second temps, nous nous demanderons où passe l’argent de nos impôts.
Bourse, Inflation et Taux d’Intérêt
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- Écrit par Jean-Jacques Perquel
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Il y a un lien entre le Taux de Banque et l’inflation, mais c’est un lien limité. La Banque Centrale prend ses décisions en fonction de différents paramètres :
a) théorique
La Banque Centrale utilise les Taux de Banque dans un but économique. Ainsi pour lutter contre l’inflation qui avait un moment dépassé 16 %, Volcker avait deux fois en 1980 et 1981 monté le taux de banque autour de 20 % . Il a cassé l’INFLATION mais provoqué un ralentissement économique qui a duré plus de 10 ans. A contrario la Banque de Chine en Juillet 2024 a baissé ses taux pour relancer son économie.
b) politique
Ainsi Erdogan a obtenu de la Banque Centrale de Turquie une baisse des Taux en pleine Inflation, mesure maladroite qui a accéléré l’inflation. Selon le même processus intellectuel TRUMP déclare qu’il obtiendra de la Federal Reserve, s’il est élu une baisse du Taux de banque pour faire baisser le dollar (oubliant que dans le même temps la hausse des tarifs qu’il envisage, fera monter le dollar par rapport aux autres monnaies). Christine Lagarde a prévenu qu’en cas de baisse « compétitive » des TAUX U.S., elle baisserait les taux européens.
On voit par ces exemples qu’il n’y a aucune relation automatique entre l’Inflation et le Taux d’Intérêt. Pourtant les économistes classiques considèrent le raisonnement suivant : la hausse des taux doit provoquer un ralentissement économique et une baisse des prix. Car le ralentissement économique incite les chefs d’entreprises à baisser leurs prix quitte à réduire leurs marges bénéficiaires. Mais c’est toujours une opération douloureuse car elle provoque des faillites et un développement du chômage.
Les postkeynésiens suivent en cela le « HOW TO PAY FOR THE WAR » de Keynes et préfèrent des blocages de prix moins douloureux à court terme pour la population mais qui ont un défaut, le développement du marché noir.
Pour analyser cette situation et ses conséquences pour la Bourse nous étudierons les liaisons entre les différents participants et les conséquences pour la BOURSE dans le cadre politique actuel.
Élections : la démagogie contre l’ambition pour la France
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- Écrit par Nadia Antonin
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Les 30 juin et 7 juillet 2024 les citoyens français vont se rendre aux urnes pour élire leurs députés. Chaque élection est précédée d’une période de campagne électorale pendant laquelle les candidats vont présenter leur programme, communiquer et « attirer le chaland ».
Du côté des électeurs, l’hésitation et la défiance dont ils font preuve, fragilisent les partis politiques, qui sont contraints, pour conquérir le pouvoir, de tenir des discours éloignés de la réalité. Par ailleurs, cette hésitation et cette défiance favorisent la démagogie. La communication devient alors déterminante.
Pour le politologue Jean Petaux, les candidats à l’élection sont dans le personal branding » (ou « marketing de soi » en français), une stratégie consistant à promouvoir son image et ses compétences comme une marque. De même, le professeur de philosophie Eric Deschavannes écrit : « Être une marque est devenu une condition nécessaire de la réussite politique. Les partis politiques eux-mêmes ne sont plus que des labels et des grandes marques ». Enfin, Nicolas Baygert, docteur en Sciences de l’information et de la communication parle « d’homme politique comme marque ».
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