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HOMMAGE A NORBERT BEYRARD 

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Écrit par Daniel Bretones
Catégorie parente: Messages
Catégorie : Messages du Président
Publication : 6 mars 2017
Affichages : 2199

Norbert Beyrard nous a quitté le 13 février dernier à l’âge de 91 ans après une vie nourrie d’engagements et de combats pour la liberté et pour le développement des sciences au service de l’homme.

Très tôt il s’engage dans la résistance puis au sein des SAS (Special Air Service) ou il participe à la libération des Pays Bas. Parachuté derrière les lignes de front il mettra à mal avec ses camarades une unité de SS. Les Pays Bas le décorent alors de la plus haute distinction du Royaume « La croix de Bronze ».

Docteur ès Sciences il participe dans les années 1960 à l’élaboration de la dissuasion nucléaire française.

En 1981 il soutient sous la direction du Prix Nobel d’Economie, Jan Tinbergen, sa deuxième thèse sur : « Information et technologie - Contribution à une étude épistémologique de la technologie ».

Cet engagement Norbert Beyrard l’a mis en œuvre au sein de l’ANDESE dont il a été un Président charismatique dans les années 1980 et 1990 tout en animant sa société de Conseil. Ses compétences en économie l’ont amené à travailler avec Michel Rocard, alors Premier Ministre, sur le développement économique de la France et à lancer puis à animer de nombreux colloques sur des sujets variés liés à l’économie et à la gestion des entreprises.

Comme il me l’avait confié je vais mettre mes connaissances et mes compétences au service d’un combat fondamental pour l’humanité, la lutte contre le cancer.

Ses recherches ont permis d’aboutir à la destruction ciblée de tumeurs cancéreuses. S’il n’a pas eu le temps de voir les développements rendus possibles par ses travaux l’œuvre accomplie est considérable.

L’ANDESE est fière de son ancien Président et nous garderons l’image d’un homme souriant, accueillant, à l’écoute et aux échanges riches et passionnants.

Nos pensées et nos condoléances vont également à ses proches qui ont eu la chance de mieux connaître cet homme hors du commun.

ADIEU NORBERT BEYRARD

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Écrit par Jean-Charles Gaudrion
Catégorie : Jean-Charles Gaudrion
Publication : 6 mars 2017
Affichages : 5665

Personnalité scientifique éminente, Norbert BEYRARD s’est éteint le 13 février 2017.

Par ses travaux, et toute sa vie, il aura apporté une contribution significative à la recherche et à la mise au point d’applications de nature transversale d’autant plus pertinentes qu’il bénéficiait d’une culture large et diversifiée, en attestent une Agrégation d’Histoire, un Doctorat ès Sciences et un Doctorat ès Sciences Économiques.

Ainsi, ces dernières années, alors qu’il avait déjà déposé 150 brevets, Norbert BEYRARD a déposé les brevets et réalisé un scanner 3D innovant afin de permettre la détection précoce et le traitement ciblé des petites tumeurs cancéreuses (résolution de 27 microns contre 3 mm pour l’imagerie existante).

Bien sûr, il n’est pas possible de retracer la carrière de Norbert BEYRARD sans évoquer ses mérites militaires qui lui valurent de nombreuses et importantes distinctions.

Mais pour nous, il restera avant tout celui qui fût Président de l’ANDESE à la suite de Jean-Jacques ROSA et qui resta l’un des Présidents d’Honneur. Nous conserverons le souvenir de ces réunions ou de ces rencontres au cours desquelles Norbert BEYRARD avait toujours à cœur de nous faire partager ses dernières lectures, ses réflexions ou sa vision prospective. Des réunions parfois animées car nous n’étions pas toujours d’accord, mais Norbert BEYRARD acceptait le débat avec une bienveillance cordiale tout en apportant à ses interlocuteurs une réponse argumentée.

Plus simplement, nous garderons à l’esprit un homme à la silhouette massive, une tenue toujours soignée pour ne pas dire élégante et cette voix caractéristique à la fois ensoleillée et souriante.

L’ANDESE perd un ami. Adieu Norbert, nous ne t’oublierons pas !

Crises économiques de longue durée (Kondratiev) et développement du « populisme »

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Écrit par Jean-Jacques Perquel
Catégorie parente: Conjonctures
Catégorie : Notes de conjoncture
Publication : 6 mars 2017
Affichages : 2965

« Qu’est-ce qu’une crise ? C’est ce qui sépare deux périodes de prospérité ».

Cette définition de Robertson est une réponse à la formule ironique de Kenneth Rogoff et Carmen Reinhart.  « Cette fois c’est différent ». De tout temps, le progrès a provoqué des destructions d’activité ce qui est un drame pour les personnes licenciées, d’où les révoltes comme celles des « Canuts » de Lyon en 1831 et 1834 puis en 1848 contre l’emploi des « métiers Jacquard ».

Mais pour reprendre la formule de Joseph Schumpeter des « destructions créatrices » c’est une évolution normale. Aussi les Autorités doivent intervenir pour essayer de résorber les difficultés humaines produites par cette situation.

Les crises « de longue durée (30 à 40 ans) » répondent parfaitement à l’analyse schumpétérienne. Elles suivent le même schéma : une série d’innovations entraine une euphorie qui convainc le public que la vie va être favorablement et durablement transformée. Pour fabriquer ces nouveaux produits les industriels s’endettent « sans risque » puisque leurs usines sont des biens solides, visibles, donc qui « doivent » assurer une garantie parfaite aux crédits utilisés. Malheureusement Hyman Minsky a montré qu’il y a un moment, appelé depuis « moment Minsky », où la production des nouveaux produits dépasse la demande. Les crédits ne peuvent plus être remboursés. Il y a crise financière. Mais si l’on suit l’analyse d’Hyman Minsky on s’aperçoit que dès qu’il y a crise les biens « investissables », pour prendre une formulation actuelle, deviennent des biens spéculatifs et les investissements normalement considérés comme spéculatifs deviennent « Ponzi » c’est-à-dire très risqués, tandis que les contrats dits ‘Ponzi’ dans la période de développement normal sont défaillants.

Envisageons les trois dernières « crises de longue durée » 1770/1789,1866/1895 et 1929/1939, crises qui ont précédé la dépression actuelle. Voyons les causes de ces crises et les solutions qui ont assuré le retour de la prospérité.  Partant de cette analyse, étudions la crise actuelle et surtout essayons de comprendre comment le développement du « populisme » peut retarder la reprise.

Lire la suite : Crises économiques de longue durée (Kondratiev) et développement du « populisme »

Le populisme, l’inflation et les taux

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Écrit par Jean-Jacques Perquel
Catégorie parente: Conjonctures
Catégorie : Notes de conjoncture
Publication : 24 janvier 2017
Affichages : 2276

Le populisme a trois caractéristiques : il est démagogue, nationaliste et mercantiliste.

a) Pour convaincre les milieux populaires, les candidats populistes promettent de fortes hausses de salaires (contre Hilary Clinton, Sanders proposait de faire passer le minimum social horaire de 7 dollars à 15). De même ils attaquent les responsables des gouvernements au pouvoir (appelés « élites », la « finance » ou « Wall Street ») coupables de n’avoir pas pris les mesures démagogiques maintenant proposées.

b) Le Nationalisme Populiste consiste à rejeter les difficultés du Pays sur les « étrangers », les « minorités locales laïques ou religieuses » ou même ceux qui ont un niveau élevé de richesses (certainement accumulées au détriment des « vrais travailleurs »). Il suffit à ce sujet de relire l’analyse de Thomas Piketty (qui fait simplement abstraction de la « redistribution sociale »).

c) Le mercantilisme rend les individus favorables à la protection sur le plan économique pour réduire les importations et améliorer la production interne mais il est désireux quand même d’améliorer les exportations (toujours pour améliorer la production interne).

On voit ainsi comment voudraient se comporter l’Angleterre post Brexit (c’est-à-dire dès Mars prochain) ou Donald Trump dès le 20 janvier 2017 ou Beppe Grillo du Mouvement des 5 étoiles s’il réussit à prendre le pouvoir.

Mais ils se heurtent aux réalités économiques et politiques : D’une part nous sommes au creux d’un mouvement de type « Kondratiev » c’est-à-dire au cœur d’une mutation économique où les industries de main d’œuvre non spécialisées sont peu à peu remplacées par des usines robotisées et où les nouvelles innovations commencent à se mettre en place.
Certes les politiques d’extension de la masse monétaire viennent de provoquer une reprise assez forte aux États Unis, en Angleterre  et en Allemagne, moyenne en Espagne, assez faible en France. Ce dernier cas est très particulier. Il y a à la fois une hausse des salaires, une des plus fortes des pays riches et en même temps il y a baisse du niveau de vie car les besoins (informatique, vacances, etc.) augmentent plus vite que les hausses de salaires.
Les Banques Centrales sont dans une situation difficile. Leur relative «  Indépendance » les oblige à raisonner en termes économiques  face à des gouvernements dominés par leur idéologie. Aussi est-il très difficile de prévoir quel sera le degré d’inflation que les pratiques populistes vont entraîner dans les pays gouvernés par des populistes (Hongrie, Pologne, U.S.A.) ou même influencés par eux (Brexit anglais, échec du référendum de Matteo Renzi) et comment les Banques Centrales vont manœuvrer les taux pour limiter les dégâts dus aux politiques gouvernementales.
Ce sont ces deux points qu’il nous faut examiner.

Lire la suite : Le populisme, l’inflation et les taux

  1. 2017 : De nouvelles orientations favorables à la croissance et à l’emploi seront-elles mises en œuvre ?
  2. Un nouveau fléau : le logiciel de rançon ou "ransomware ?
  3. Prévoir pour ne pas subir
  4. La Livre dans le Pré-Brexit
  5. Pourquoi les entreprises françaises sont–elles condamnées à maximiser leurs dividendes ?
  6. Faut-il interdire le darknet ?
  7. La blockchain : legs du bitcoin
  8. Gouvernance des Systèmes d'Information, Informatique, Numérique et Système d’information : définitions, périmètres et enjeux économiques
  9. Brexit : Crise ou opportunité ?
  10. Viva Kondratieff

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