Ni ultralibéralisme ni collectivisme
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- Écrit par Nadia Antonin
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La pandémie du Coronavirus qui a débuté en Chine a suscité la psychose, ébranlé l’économie mondiale et entraîné une remise en question de la mondialisation.
Le concept de mondialisation est la traduction de « globalization » en anglais. Certains dénoncent une mauvaise traduction de « « globalization ». Fernand Braudel, dans la Méditerranée, utilise le concept « d’économie-monde » (« Weltwirtschaft ») et le professeur canadien Marshall Mac Luhan (1971) emploie le terme de « village global » ou « village planétaire ». Les concepts de «globalization » et « mondialisation » ont fait débat non seulement parce qu’ils ne recouvrent pas la même sémantique mais nous observons également que l’objectif de la mondialisation fixé au départ a été détourné. En effet, à l’origine la mondialisation avait pour but de réduire l’écart entre le Nord et le Sud. Comme le rappelle Jean-Robert Henry, directeur de recherches à l’Institut de Recherches et d’Etudes sur les Mondes Arabes et Musulmans (IREMAM) à Aix-en-Provence, « un premier moment de la pensée mondialisante, curieusement refoulé aujourd’hui par beaucoup d’analystes, a été celui d’une mondialisation optimiste et universaliste. Consécutive au mouvement de décolonisation, elle était centrée sur l’espoir d’un développement pour tous grâce à une mise en œuvre de la solidarité mondiale ». La mondialisation a pris un autre tournant.
Après avoir examiné les échecs de la mondialisation ultralibérale et les méfaits du collectivisme, nous montrerons qu’une autre voie est possible.
Virus informatique, virus biologique : qu’en est-il du principe de précaution ?
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- Écrit par Nadia ANTONIN
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En décembre 2019, un virus inconnu, de la famille des coronavirus, est apparu dans le centre de la Chine, dans la ville de Wuhan. Baptisé temporairement « 2019-nCoV », il est appelé désormais Covid-19. La Chine a pris des mesures de quarantaine et de désinfection, mais le virus s’est répandu partout dans le monde, sans doute en raison entre autres des nombreux déplacements qui n’ont pas été interrompus malgré l’annonce de l’épidémie. Il suscite la psychose et ébranle l’économie mondiale. Début mars, l’Europe est devenue le nouveau foyer du Covid-19.
Face à cette pandémie, d’aucuns s’interrogent d’une part sur les analogies entre les virus biologiques et les virus informatiques et d’autre part sur la capacité des autorités sanitaires à affronter cette crise sanitaire de grande ampleur.
Le point crucial consiste à s’interroger sur la mise en œuvre du principe de précaution par les pouvoirs publics lors de l’apparition du premier cas de Covid-19 en France.
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Taux négatifs et Coronavirus
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- Écrit par Jean-Jacques Perquel
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Avant l’arrivée du Coronavirus, on avait depuis quelques années une situation inédite caractérisée par un effondrement des taux, une absence d’inflation et même dans certains pays des taux négatifs. Cela s’est produit dans une conjoncture marquée par une certaine différenciation dans les évolutions des pays, certains d’entre eux résistant mieux que d’autres au petit ralentissement actuel (Cycle de Juglar ) par un retour à un renforcement du protectionnisme (avec le risque que par réciprocité on arrive à créer une véritable récession).
Arrive alors le « Coronavirus qui se répand dans le monde entier et remet en cause le modèle économique de la période 2.000/2.020. Pour étudier la situation actuelle il nous faut analyser celle qui existait avant l’apparition de la maladie, ses effets sur le plan économique et ses conséquences possibles.
La face cachée de la baisse du chômage
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- Écrit par Nadia Antonin
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D’après les chiffres de l’INSEE, le taux de chômage est en baisse : après + 0,1 point au troisième trimestre 2019, il passe de 8,5% à 8,1% de la population active en France (hors Mayotte) au quatrième trimestre 2019. Il est inférieur de 0,7 point à son niveau du quatrième trimestre 2018. Il diminue pour les personnes de 25 à 49 ans (- 0,5 point) et celles de 50 ans ou plus (- 0,5 point). Parmi les seniors, il baisse plus fortement pour les femmes (- 0,7 point) que pour les hommes (- 0,3 point).
D’après la Direction de l’animation de la recherche et des statistiques (Dares), en France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emplois en catégorie A baisse de 1,7 % (-55 700) au quatrième trimestre et de 3,1 % sur un an. Le nombre de personnes exerçant une activité réduite courte (catégorie B) diminue de 3,3 % par rapport au trimestre précédent et celui des personnes en activité réduite longue (catégorie C) recule de 0,5 %. Au total, le nombre de demandeurs d’emplois en catégories A, B, C diminue de 1,6 % ce trimestre (-87 700) et de 2,9 % sur un an.
Régulièrement, la communication des chiffres du chômage suscite des débats dans l’espace public au motif que ceux-ci ne reflèteraient pas la réalité. Après avoir examiné les causes de ces controverses, nous essaierons de répondre à la question de savoir s’il y a vraiment une embellie sur le front de l’emploi en France.