Définition idéologique du concept « richesse » en France
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L’Observatoire des inégalités a publié le 9 juin 2020 un rapport sur les » riches en France » sous la direction de Louis Maurin, directeur (journaliste chez Alternatives économiques) et d’Anne Brunner, directrice d’études. Les auteurs du rapport fixent un seuil de richesse en France qu’ils qualifient de « seuil d’entrée dans le club des privilégiés ». Ils le situent à 3 470 euros par mois après impôt et par unité de consommation (UC), soit le double du revenu médian (1 735 euros en 2017). S’agissant du patrimoine, pour parler de fortune, les auteurs retiennent le seuil de 490 000 euros. Tout est relatif : avec 3 470 euros, on vit mieux à Saint Etienne qu’à Paris. Avec 490 000 euros, on peut acheter 500 m2 à Saint Etienne contre 49 m2 à Paris où se forge l’opinion des politiques, des médias …
La richesse étant une notion purement subjective, le fait de fixer arbitrairement des seuils à partir desquels on qualifie les individus de riches révèle une approche idéologique. Peut-on considérer qu’une personne seule est riche avec 3 470 euros net d’impôts par mois ?
Après avoir examiné la sémantique de la notion de richesse, nous examinerons les conséquences d’une définition teintée d’idéologie.
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L’élite financière a-t-elle supplanté l’élite intellectuelle ?
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Le dictionnaire de l’Académie française donne du concept « élite » la définition suivante : « Ensemble de ceux, qui dans un groupe, une société, sont considérés comme les meilleurs : élite intellectuelle par exemple ». Par extension, au pluriel « Les élites sont ceux qui, dans une société, se distinguent par leurs mérites ».
Pour Vilfredo Pareto, qui a mis en relief la notion d’élite, toute société est divisée en deux groupes : les dirigeants (formant l’élite) et les dirigés. Sa définition de l’élite est proche du sens courant : elle comprend les « membres supérieurs » de la société, c’est-à-dire ceux qui ont les qualités éminentes apportant pouvoir et prestige. Il existe une élite au sein de chaque type d’activité.
Après avoir examiné le concept d’élite intellectuelle, nous évoquerons son effacement au profit de celui d’élite financière.
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Immobilier : l’amour des Français pour la pierre
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Bien que les Français aient un fort taux d’épargne (voir figure ci-après), ils sont peu enclins à investir. En effet, d’après les résultats d’une enquête annuelle menée par la société de gestion d’actifs Legg Mason en mai 2017 auprès de 17 pays (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Espagne, Italie, Allemagne, Suisse, Belgique, Suède, Hong Kong, Singapour, Japon, Taïwan, Chine, Brésil, Mexique et Australie), les Français se classent au dernier rang lorsqu’il s’agit d’investir leur épargne.
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Covid 19 : un missile intercontinental à charge virale s’abat sur l’écosystème Français de la santé ?
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- Écrit par Daniel Bretonès
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La gestion de la crise du Coronavirus, à côté du caractère directement mortifère et dramatique de la pandémie, a mis en exergue les lacunes de l’administration quant à la disponibilité des matériels de base (masques, blouses, gels, respirateurs, etc.) et à leur mise à disposition des professionnels soignants aux contacts des patients. Elle a montré cependant la réactivité de ces professionnels pour faire face à la hausse du nombre de patients en soins intensifs et en réanimation dans des conditions de soins difficiles et à risques compte tenu du sous-équipement.
L’économie de la santé constitue un écosystème formé par de nombreux producteurs d’équipements et de fabricants de principes actifs d’un côté, et des établissements de soins et des patients consommateurs de ces produits de l’autre. Dans la concurrence internationale les écosystèmes d’affaires se définissent par la capacité d’un pays à détenir un avantage comparatif par rapport aux autres Etats- Nations en localisant la création de valeur dans l’un de ses territoires pour faciliter la mise en réseau des partenaires publics et privés grâce à une proximité géographique [1]. Ces écosystèmes d’affaires sont bien au centre de la compétitivité des nations. La mondialisation des productions d’équipements et de principes actifs pharmaceutiques, qui a déplacé les frontières de la création de valeur, va-t-elle être freinée par les conséquences visibles du Covid 19 ? Allons-nous vers une remise en cause des fondements de la mondialisation ?