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Catégorie : Chronique des nominés ANDESE 2026
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À l’heure où les infrastructures vieillissent, où les exigences environnementales se renforcent et où les ressources financières se raréfient, cette question devient difficile à éviter. Le ferroviaire en offre une illustration particulièrement concrète, notamment avec le cas des petites lignes. Conçues et dimensionnées il y a des dizaines d’années, elles arrivent aujourd’hui à la fin de leur durée de vie. Faut-il alors tout remplacer ? Les laisser se dégrader ? Ou peut-on imaginer une autre manière de les rénover ?
C’est cette troisième voie que cette thèse a cherché à explorer, à partir d’une recherche menée pendant trente-six mois au sein de la direction technique de SNCF Réseau. L’enjeu était de comprendre comment rénover des systèmes complexes de manière frugale, tout en continuant à garantir leur fonctionnement et à respecter les règles de l’ingénierie.
La réponse apportée par le terrain est, au premier abord, paradoxale : pour rénover moins cher, il ne suffit pas de faire moins. Il faut parfois concevoir davantage.

Quand la frugalité ne consiste plus à retirer, mais à innover pour préserver
Dans une rénovation classique, on raisonne souvent à partir d’un état attendu : une installation vieillissante doit retrouver un état considéré comme nominal. Cette logique conduit naturellement à remplacer les composants devenus trop anciens ou à engager des travaux importants pour revenir vers une situation de référence.
Mais cette manière de faire rencontre une limite. Lorsque les coûts augmentent et que les ressources disponibles diminuent, certaines rénovations deviennent tout simplement trop coûteuses.
Les expérimentations conduites chez SNCF Réseau ont montré qu’une autre voie était possible. Dans plusieurs cas, les nouveaux dispositifs organisationnels mis en place ont permis d’aboutir à des programmes de rénovation 1,5 à 3 fois moins coûteux, tout en respectant les règles de l’ingénierie.
Ces résultats reposent sur une autre manière d’envisager l’innovation : innover pour préserver. Mais comment rendre possible une telle préservation sans compromettre la validation du système ?
C’est ici que se situe le résultat le plus inattendu de la recherche : ce n’est pas seulement l’objet que l’on reconçoit, mais sa validation.

Concevoir la validation plutôt que tout remplacer
Pour conserver davantage de l’existant, encore faut-il pouvoir démontrer qu’il peut continuer à fonctionner. Or, lorsque l’on cherche à valider une installation dans son ensemble selon les méthodes habituelles, les études et les expérimentations nécessaires peuvent devenir si importantes que la rénovation atteint une limite économique.
La thèse met alors en évidence une activité particulière : la conception de la validation.
Elle repose notamment sur ce que la thèse qualifie de preuves constructives. Il s’agit d’un processus d’apprentissage qui permet de redéfinir l’identité de l’objet à rénover, puis de segmenter sa validation. Au lieu de considérer le système comme un tout qu’il faudrait remettre entièrement à niveau, il devient possible de distinguer ce qui peut être conservé, ce qui doit être reconçu et ce qui doit être démontré pour assurer la compatibilité entre les deux.
Cette manière de faire change alors le rôle des règles d’ingénierie. Elles ne sont plus seulement des contraintes à respecter : elles deviennent aussi des ressources pour concevoir la rénovation.
La frugalité ne consiste donc pas nécessairement à réduire les exigences. Elle peut consister à mieux utiliser ce qui existe déjà : les composants de l’infrastructure, mais aussi les connaissances et les règles qui permettent de la faire fonctionner.
Cette possibilité de préserver davantage fait cependant apparaître une nouvelle difficulté : préserver une partie d’un système n’est jamais une décision isolée, conduit naturellement à remplacer les composants devenus trop anciens ou à engager des travaux importants pour revenir vers une situation de référence.
Mais cette manière de faire rencontre une limite. Lorsque les coûts augmentent et que les ressources disponibles diminuent, certaines rénovations deviennent tout simplement trop coûteuses.
Les expérimentations conduites chez SNCF Réseau ont montré qu’une autre voie était possible. Dans plusieurs cas, les nouveaux dispositifs organisationnels mis en place ont permis d’aboutir à des programmes de rénovation 1,5 à 3 fois moins coûteux, tout en respectant les règles de l’ingénierie.
Ces résultats reposent sur une autre manière d’envisager l’innovation : innover pour préserver. Mais comment rendre possible une telle préservation sans compromettre la validation du système ?
C’est ici que se situe le résultat le plus inattendu de la recherche : ce n’est pas seulement l’objet que l’on reconçoit, mais sa validation.

Concevoir la validation plutôt que tout remplacer
Pour conserver davantage de l’existant, encore faut-il pouvoir démontrer qu’il peut continuer à fonctionner. Or, lorsque l’on cherche à valider une installation dans son ensemble selon les méthodes habituelles, les études et les expérimentations nécessaires peuvent devenir si importantes que la rénovation atteint une limite économique.
La thèse met alors en évidence une activité particulière : la conception de la validation. Elle repose notamment sur ce que la thèse qualifie de preuves constructives. Il s’agit d’un processus d’apprentissage qui permet de redéfinir l’identité
de l’objet à rénover.

Concevoir la validation plutôt que tout remplacer
Pour conserver davantage de l’existant, encore faut-il pouvoir démontrer qu’il peut continuer à fonctionner. Or, lorsque l’on cherche à valider une installation dans son ensemble selon les méthodes habituelles, les études et les expérimentations nécessaires peuvent devenir si importantes que la rénovation atteint une limite économique.
La thèse met alors en évidence une activité particulière : la conception de la validation.
Elle repose notamment sur ce que la thèse qualifie de preuves constructives. Il s’agit d’un processus d’apprentissage qui permet de redéfinir l’identité de l’objet à rénover, puis de segmenter sa validation. Au lieu de considérer le système comme un tout qu’il faudrait remettre entièrement à niveau, il devient possible de distinguer ce qui peut être conservé, ce qui doit être reconçu et ce qui doit être démontré pour assurer la compatibilité entre les deux.
Cette manière de faire change alors le rôle des règles d’ingénierie. Elles ne sont plus seulement des contraintes à respecter : elles deviennent aussi des ressources pour concevoir la rénovation.
La frugalité ne consiste donc pas nécessairement à réduire les exigences. Elle peut consister à mieux utiliser ce qui existe déjà : les composants de l’infrastructure, mais aussi les connaissances et les règles qui permettent de la faire fonctionner.
Cette possibilité de préserver davantage fait cependant apparaître une nouvelle difficulté : préserver une partie d’un système n’est jamais une décision isolée puis de segmenter sa validation. Au lieu de considérer le système comme un tout qu’il faudrait remettre entièrement à niveau, il devient possible de distinguer ce qui peut être conservé, ce qui doit être reconçu et ce qui doit être démontré pour assurer la compatibilité entre les deux.
Cette manière de faire change alors le rôle des règles d’ingénierie. Elles ne sont plus seulement des contraintes à respecter : elles deviennent aussi des ressources pour concevoir la rénovation.
La frugalité ne consiste donc pas nécessairement à réduire les exigences. Elle peut consister à mieux utiliser ce qui existe déjà : les composants de l’infrastructure, mais aussi les connaissances et les règles qui permettent de la faire fonctionner.
Cette possibilité de préserver davantage fait cependant apparaître une nouvelle difficulté : préserver une partie d’un système n’est jamais une décision isolée puis de segmenter sa validation. Au lieu de considérer le système comme un tout qu’il faudrait remettre entièrement à niveau, il devient possible de distinguer ce qui peut être conservé, ce qui doit être reconçu et ce qui doit être démontré pour assurer la compatibilité entre les deux.
Cette manière de faire change alors le rôle des règles d’ingénierie. Elles ne sont plus seulement des contraintes à respecter : elles deviennent aussi des ressources pour concevoir la rénovation.
La frugalité ne consiste donc pas nécessairement à réduire les exigences. Elle peut consister à mieux utiliser ce qui existe déjà : les composants de l’infrastructure, mais aussi les connaissances et les règles qui permettent de la faire fonctionner.
Cette possibilité de préserver davantage fait cependant apparaître une nouvelle difficulté : préserver une partie d’un système n’est jamais une décision isolée.

Préserver n’est pas conserver à l’identique
Conserver un composant peut modifier les contraintes qui pèsent sur un autre. Une décision locale peut donc avoir des conséquences sur l’ensemble du système. La préservation se propage.
Il faut alors être capable de comprendre ces effets, de les anticiper et de les intégrer dans la validation. La conception de la rénovation ne consiste plus uniquement à déterminer ce qui doit être changé. Elle consiste également à concevoir les conditions permettant de conserver ce qui peut l’être.
C’est à ce moment que la question de l’organisation devient centrale. Une activité de conception de la validation ne peut pas reposer uniquement sur une nouvelle.

Concevoir la validation plutôt que tout remplacer
Pour conserver davantage de l’existant, encore faut-il pouvoir démontrer qu’il peut continuer à fonctionner. Or, lorsque l’on cherche à valider une installation dans son ensemble selon les méthodes habituelles, les études et les expérimentations nécessaires peuvent devenir si importantes que la rénovation atteint une limite économique.
La thèse met alors en évidence une activité particulière : la conception de la validation.
Elle repose notamment sur ce que la thèse qualifie de preuves constructives. Il s’agit d’un processus d’apprentissage qui permet de redéfinir l’identité de l’objet à rénover, puis de segmenter sa validation. Au lieu de considérer le système comme un tout qu’il faudrait remettre entièrement à niveau, il devient possible de distinguer ce qui peut être conservé, ce qui doit être reconçu et ce qui doit être démontré pour assurer la compatibilité entre les deux.
Cette manière de faire change alors le rôle des règles d’ingénierie. Elles ne sont plus seulement des contraintes à respecter : elles deviennent aussi des ressources pour concevoir la rénovation.
La frugalité ne consiste donc pas nécessairement à réduire les exigences. Elle peut consister à mieux utiliser ce qui existe déjà : les composants de l’infrastructure, mais aussi les connaissances et les règles qui permettent de la faire fonctionner.
Cette possibilité de préserver davantage fait cependant apparaître une nouvelle difficulté : préserver une partie d’un système n’est jamais une décision isolée. 
Méthode : elle suppose une organisation capable de faire circuler les connaissances, de construire les preuves et de gérer les conséquences des choix de préservation.
La thèse montre ainsi que les dispositifs expérimentés chez SNCF Réseau conduisent à une organisation orientée vers la préservation et la validation, qui permet un usage renouvelé des règles d’ingénierie et la gestion des propagations engendrées par les choix de préservation.
Pour accompagner cette activité, la thèse propose également une modélisation de la conception de la rénovation à partir de la théorie C-K et d’une approche toposique. L’objectif n’est pas d’ajouter un modèle théorique à la pratique, mais de mieux représenter les relations entre les éléments existants, les connaissances disponibles, les choix de préservation et les besoins de conception.
La performance observée, l’organisation mise en place et le raisonnement nécessaire à la rénovation ne sont donc pas trois résultats indépendants. Ils forment les trois dimensions d’une même logique d’action. Leur articulation conduit à identifier un nouveau modèle d’action : un régime de création préservatrice pour une rénovation frugale

Et si notre patrimoine n’était pas seulement à préserver ?
Ce modèle conduit finalement à déplacer le regard porté sur la gestion d’un patrimoine.
Une infrastructure existante n’est pas simplement un objet qu’il faudrait maintenir jusqu’à son remplacement. Elle se caractérise par des composants, des règles, des connaissances et des usages, qui recèlent des inconnus. La rénovation devient alors une activité d’exploration.

Concevoir la validation plutôt que tout remplacer
Pour conserver davantage de l’existant, encore faut-il pouvoir démontrer qu’il peut continuer à fonctionner. Or, lorsque l’on cherche à valider une installation dans son ensemble selon les méthodes habituelles, les études et les expérimentations nécessaires peuvent devenir si importantes que la rénovation atteint une limite économique.
La thèse met alors en évidence une activité particulière : la conception de la validation.
Elle repose notamment sur ce que la thèse qualifie de preuves constructives. Il s’agit d’un processus d’apprentissage qui permet de redéfinir l’identité de l’objet à rénover, puis de segmenter sa validation. Au lieu de considérer le système comme un tout qu’il faudrait remettre entièrement à niveau, il devient possible de distinguer ce qui peut être conservé, ce qui doit être reconçu et ce qui doit être démontré pour assurer la compatibilité entre les deux.
Cette manière de faire change alors le rôle des règles d’ingénierie. Elles ne sont plus seulement des contraintes à respecter : elles deviennent aussi des ressources pour concevoir la rénovation.
La frugalité ne consiste donc pas nécessairement à réduire les exigences. Elle peut consister à mieux utiliser ce qui existe déjà : les composants de l’infrastructure, mais aussi les connaissances et les règles qui permettent de la faire fonctionner.
Cette possibilité de préserver davantage fait cependant apparaître une nouvelle difficulté : préserver une partie d’un système n’est jamais une décision isolée.
C’est dans cette perspective que la thèse mobilise la notion de « patrimoine de création ». Le patrimoine n’est plus seulement quelque chose que l’on reçoit, que l’on conserve ou que l’on immobilise. Il devient aussi une ressource à partir de laquelle il est possible de concevoir.
Cette manière de penser la rénovation dépasse ainsi le seul cas ferroviaire. Dans un contexte où de nombreux systèmes complexes vieillissent alors même que les ressources nécessaires à leur rénovation deviennent plus rares, l’enjeu pourrait ne plus être uniquement de déterminer ce que nous devons remplacer.
Il pourrait être de comprendre ce que nous pouvons encore créer à partir de notre patrimoine.
C’est peut-être là que se situe une autre manière de penser l’innovation : non plus seulement inventer du nouveau, mais concevoir pour préserver, et préserver pour pouvoir continuer à créer.

Cet article de Nafissa Jibet a été rédigé dans le cadre de sa thèse en sciences de gestion soutenue à Mines Paris/PSL en avril 2025

Concevoir la validation plutôt que tout remplacer
Pour conserver davantage de l’existant, encore faut-il pouvoir démontrer qu’il peut continuer à fonctionner. Or, lorsque l’on cherche à valider une installation dans son ensemble selon les méthodes habituelles, les études et les expérimentations nécessaires peuvent devenir si importantes que la rénovation atteint une limite économique.
La thèse met alors en évidence une activité particulière : la conception de la validation.
Elle repose notamment sur ce que la thèse qualifie de preuves constructives. Il s’agit d’un processus d’apprentissage qui permet de redéfinir l’identité de l’objet à rénover, puis de segmenter sa validation. Au lieu de considérer le système comme un tout qu’il faudrait remettre entièrement à niveau, il devient possible de distinguer ce qui peut être conservé, ce qui doit être reconçu et ce qui doit être démontré pour assurer la compatibilité entre les deux.
Cette manière de faire change alors le rôle des règles d’ingénierie. Elles ne sont plus seulement des contraintes à respecter : elles deviennent aussi des ressources pour concevoir la rénovation.
La frugalité ne consiste donc pas nécessairement à réduire les exigences. Elle peut consister à mieux utiliser ce qui existe déjà : les composants de l’infrastructure, mais aussi les connaissances et les règles qui permettent de la faire fonctionner.
Cette possibilité de préserver davantage fait cependant apparaître une nouvelle difficulté : préserver une partie d’un système n’est jamais une décision isolée.